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“Venezia nei campielli”, un livre et une exposition pour le 1600èmeanniversaire de Venise 

Venise, 14 septembre 2021 - La toponymie de la municipalité de Venise contient une grave erreur : dans le sestieredu Castello, ce qui est aujourd'hui communément appelé Campo di Santa Giustina, ou de Barbaria, devrait plutôt s'appeler Campiello, suivant la certification des cadastres napoléoniens et autrichiens. Ce n'est qu'une des nombreuses curiosités qu'on peut lire dans le livre Venezia nei campielli qui, pour célébrer le 1600ème anniversaire de la fondation de Venise, est devenu aussi une exposition. Tout au long du mois de septembre, l'Ateneo Veneto sera le théâtre d'un voyage spécial dans les campielli vénitiens, le cœur battant de la ville : une exposition in situ, composée de 10 photos choisies parmi les plus significatives du livre (une pour chaque sestiere et île), imprimées en grand format. 

Le livre, écrit par Giorgio Crovato et Franco Mancuso et accompagné de photographies de Franco Vianello Moro, est un travail de catalogage et d'étude d'un aspect de Venise jusqu'à présent peu étudié, bien qu'il soit un protagoniste de la vie quotidienne : les espaces publics mineurs. Dans leur toponymie, en effet, les campielli témoignent des transitions historiques et urbanistiques de la ville, révélant non seulement la présence d'anciens métiers et institutions, comme dans le cas du très visité Campiello del Tintor, mais aussi des personnalités à retenir, du respect des confessions religieuses, de l'attention et de l'hospitalité de Venise envers les communautés forestières. Le livre Venezia nei campielli est donc un guide singulier de la "petite" Venise, qui aide le lecteur à reconstituer l'histoire et les origines des lieux, à partir de leur nom.

En partant du célèbre guide de Giulio Lorenzetti, et en interfaçant le plan officiel des rues de la municipalité de Veniseavec les cadastres napoléoniens et autrichiens, les auteurs sont parvenus à un recensement de 217 campielli, en tenant compte des transformations urbaines et architecturales que ces lieux ont subies au fil du temps et en incluant, outre Venise, les îles de Murano, Burano, Pellestrina et Lido-Malamocco. Chaque campiello a été photographié et a été objet d’une recherche minutieuse. Soixante campielli ont été sélectionnés pour les images, qui, en raison de leurs caractéristiques, se prêtent à une vision photographique large. Les 157 autres campielli ont été tous représentés par des clichés uniques.

Cependant, photographier des campielli n'a pas toujours été une tâche facile, comme nous l'a rappelé Vianello Moro lors de la présentation du livre à l'Ateneo Veneto la semaine dernière. Des espaces tels que le Campiello della Pietà dans le quartier du Castello, ou le Campiello de la Madona à San Polo, sont des bandes de terrain de quelques mètres de longueur, et n'offrent pas de grandes possibilités d'encadrement. Mais c'est là qu'apparaît l'importance du travail de recherche : ce qui apparaît aujourd'hui comme un cul-de-sac est au contraire enregistré dans les cadastres napoléoniens et autrichiens comme un espace beaucoup plus vaste, parfois même avec des canaux, qui a ensuite été reformulé.

L'exposition sera ouverte au public jusqu'au 27 septembre, du lundi au vendredi, de 10 heures à 13 heures et de 15 heures à 18 heures. Les jeudis 9, 16 et 23 septembre, de 17 h à 18 h, trois visites guidées seront organisées avec les auteurs du livre, pour un maximum de 10 personnes par visite. La réservation est obligatoire en écrivant à info@ateneoveneto.org.

 

 

"Paesaggi di carta e suoni" : ouverture extraordinaire de l'exposition avec un concert et un apéritif

Venise, 6 septembre 2021 - Une ouverture extraordinaire et un apéritif pour admirer les œuvres exposées, avec la musique live du duo Vendrasco-Tonolo. Le mercredi 8 septembre, à partir de 19 heures, la Fondazione Querini Stampalia organise une soirée exclusive de musique et d'art intitulée "Paesaggi di carta e di suoni" (en français : Paysages de papier et de sons), qui veut être un hommage à Venise et à son paysage, réel et transfiguré, raconté à travers les expositions actuelles. Le concert aura lieu dans l'auditorium et offrira de nouvelles suggestions musicales pour une interprétation sonore du paysage historique et contemporain de Venise. Manuscrits de la bibliothèque Querini Stampalia, chansons de bateaux du dix-huitième siècle, partitions faisant écho aux productions de la Biennale de musique, pièces inspirées de l'histoire musicale vénitienne, traceront une carte musicale de la ville. À partir de 20h00 (jusqu'à 22h00), il sera possible de profiter de l'atmosphère évocatrice du jardin de Carlo Scarpa en sirotant un apéritif, avant ou après avoir visité les expositions en cours : "Venezia panoramica. La scoperta dell'orizzonte infinito", organisée par Giandomenico Romanelli et Pascaline Vatin, et "Un'evidenza fantascientifica. Luigi Ghirri, Andrea Zanzotto, Giuseppe Caccavale", sous la direction de Chiara Bertola et Andrea Cortellessa. L'événement s'inscrit dans le cadre des initiatives visant à célébrer le 1600ème anniversaire de la fondation de la ville de Venise

Le nombre de places est limité, le green pass est obligatoire et on doit réserver (manifestazioni@querinistampalia.org).

"Venezia panoramica" présente la plus grande vue de Venise jamais réalisée, celle peinte en 1887 par le peintre et décorateur vénitien Giovanni Biasin, exposée pour la première fois après une très récente restauration qui a permis de retrouver les splendides couleurs d'origine. C'est aussi l'occasion de reconstituer, à travers une soixantaine de gravures et de peintures, un fascinant voyage qui commence par de minuscules vignettes gravées sur bois au quinzième siècle, presque exclusivement centrées sur la place Saint-Marc, et qui s'élargit progressivement pour inclure des vues de plus en plus larges de la silhouette de Venise, jusqu'à embrasser tout l'horizon. 

Par contre, "Un’evidenza scientifica" est le troisième acte du programme lié au Fondo Luigi Ghirri, qui compare la photographie, la peinture et la poésie, ouvrant une nouvelle possibilité d'appréciation entre les langages de l'art. C’est un dialogue à trois : un artiste visuel comme Giuseppe Cacccavale et un grand poète comme Andrea Zanzotto confrontent les œuvres de Luigi Ghirri sur le grand thème du paysage. Les langages de la photographie, de la poésie et de la peinture s'unissent pour composer un paysage inédit, si méconnaissable et transfiguré qu'il semble le paysage d'un autre monde, un monde de science-fiction. 

Pour toute information, veuillez consulter le site www.querinistampalia.org.

 

Venezia 1600 devient une bande dessinée interactive

Venise, 3 septembre 2021 - Un nouveau projet signé par Venezia1600, pour raconter surtout aux jeunes l'histoire de la Sérénissime, en pensant à l'avenir. Chaque jeudi, une bande dessinée de trois dessins sera publiée sur le canal Instagram officiel de Venezia1600 ( @venezia1600_official ), donnant aux followers la possibilité de " voter " par des " likes " le parcours narratif à suivre. L'histoire qui en résulte sera donc créée de manière partagée et participative, en impliquant les lecteurs dans l'intrigue. 

Venezia1600 est aussi expérimentation et innovation, une attitude d'ouverture à la nouveauté et à la créativité qui caractérise notre ville, lui permettant d'être "la plus ancienne ville du futur". Cette attitude a toujours impliqué la culture, l'art et l'expression, et nous voulons donc continuer, en donnant de l'espace à un projet qui contamine la bande dessinée, un véhicule de culture et un phénomène d'agrégation qui, depuis des décennies, a été capable d'exprimer des œuvres du plus haut niveau, avec les nouvelles technologies, en impliquant le "public" dans une forme de création partagée du récit. Inspiré par le monde des jeux de rôle et de la fiction interactive, avec "Venezia 1600 - la striscia a fumetti", les lecteurs seront invités à choisir le déroulement des événements des protagonistes dans leur voyage à travers l'histoire de la Sérénissime. 

L'œuvre est réalisée par Remer Comics, déjà organisateur de Venezia Comix et d'autres initiatives culturelles liées à la bande dessinée, et par les auteurs Fabrizio Capigatti et Diego Bonesso. Ce projet, divisé en 4 numéros mensuels pendant 10 mois, nous permet d'utiliser les canaux sociaux pour impliquer les fans de BD, jeunes et moins jeunes, et construire avec eux un parcours qui a pour toile de fond Venise et son histoire ancienne. Il s'agit d'une manière différente de connaître et d'apprendre, par la participation directe et l'utilisation des nouvelles plateformes sociales.

 

HyperVenezia : des milliers de photographies, une carte recomposée de la ville et une installation vidéo pour le 1600èmeanniversaire de Venise

Venise, 3 septembre 2021 - Le premier étage du Palazzo Grassi se transforme et célèbre l'anniversaire de Venise. Le dimanche 5 septembre, Palazzo Grassi inaugurera l'exposition "HyperVenezia", une manifestation dédiée à la ville de Venise à l'occasion du 1600ème anniversaire de sa fondation, et présentera pour la première fois au public l'ambitieux "Venice Urban Photo Project", conçu et réalisé par Mario Peliti. Sous la direction de Matthieu Humery, conservateur auprès de la Pinault Collection, l'initiative s’articule en trois moments : une déambulation linéaire continue d'environ 400 photographies, qui suggère une véritable promenade à travers tous les sestieri de Venise ; une carte de la ville, composée d'une mosaïque d'environ 900 images géolocalisées, qui donne une vision à vol d’oiseau ; une installation vidéo de plus de 3 000 photographies accompagnées d'une composition musicale originale, créée pour l'occasion par le célèbre musicien et compositeur Nicolas Godin, membre du duo de musique électronique "Air". 

Lancé pour la première fois en film et depuis 2013 en format numérique, "Venice Urban Photo Project" récupère la rigueur méthodologique et formelle des grandes campagnes des maîtres des dix-neuvième et vingtième siècles - de Charles Marville à Eugène Atget, de Gabriele Basilico à John Davies - afin de restituer une perception de la ville de Venise qui, au début du nouveau millénaire, soit la plus complète possible. À partir de 2006, Peliti a commencé à mapper systématiquement Venise avec ses photographies, dans le but de rassembler les archives d'images de la ville les plus vastes et les plus organiques jamais réalisées, et de restituer une représentation sans précédent de l'ensemble du tissu urbain de Venise dans toute sa complexité et sa continuité. À ce jour, les archives photographiques contiennent plus de 12 000 images, tous prises en suivant le même protocole : en noir et blanc, dans les mêmes conditions de lumière, sans ombres et en l’absence de toute présence humaine. Ces aspects, en apparence secondaires, garantissent une unité temporelle à la perception de la ville. L’homogénéité de la lumière rend visibles tous les détails des façades, y compris les moins importants, et l’absence d’êtres humains contraint l’observateur à réfléchir sur le possible destin de Venise : une ville sans habitants. En même temps, le silence qui imprègne les milliers de photographies permet à Venise de révéler son articulation urbaine et architecturale. Outre son ampleur, la particularité de cette archive est constituée par l’homogénéité de la vision, par la cohérence qui caractérise la démarche et par l’approfondissement continu de la connaissance de la ville de la part de l’auteur.

Pour cette raison, "HyperVenezia" offre une expérience visuelle radicale : la Venise que nous connaissons disparaît et laisse émerger une Venise parallèle, vide et intemporelle. De la Sérénissime, présentée dans sa pure matérialité, émane cette inquiétante étrangeté qui caractérise toutes les villes laissées sans habitants. La conclusion du repérage photographique est prévue pour 2030. L'exposition sera ouverte jusqu'au 9 janvier 2022. 

Pour toute information : www.palazzograssi.it

 

Virgilio Guidi, à Venise la plus grande exposition anthologique sur le Maître de la lumière pour le 1600ème anniversaire de la ville

Venise, 15 septembre 2021 - La première grande exposition anthologique jamais organisée à Venise. Il s'agit de "Quella scia di luce lungo il Novecento. Omaggio a Virgilio Guidi", un hommage au grand peintre né à Rome en 1891 et mort à Venise en 1984. L'exposition s'ouvre le 17 septembre, dans l'année où Venise célèbre son 1600ème anniversaire, et présente l'ensemble du parcours artistique du maestro, père et inspirateur de générations d'artistes vénitiens, dont la créativité s'est étendue sur presque tout le siècle dernier.

La musique d'un autre grand maestro vénitien, le chanteur-compositeur Pino Donaggio, extraordinaire interprète de musique contemporaine, accompagnera le public dans ce voyage unique.

Incluse dans le programme officiel de Venise 1600 et organisée par la Fondazione Bevilacqua La Masa, par le Studio d'Arte GR et en collaboration avec la Galleria Giorgio Franchetti à Ca' d'Oro, "Quella scia di luce lungo il Novecento. Omaggio a Virgilio Guidi" trace un parcours complet entre le début et la fin de l'inlassable recherche du grand maître : il s'agit de la première grande exposition anthologique jamais organisée à Venise, comprenant 220 œuvres (dont une trentaine de Venezie proviendront de la collection vénitienne Sonino). L'exposition vise à montrer comment Virgilio Guidi a complètement changé la vision du paysage, en inventant une synthèse parfaite et absolue entre l'idée du paysage et l'idée de Venise elle-même. De plus, elle veut souligner comment il a pu combiner dans la peinture moderne la lumière de la Renaissance avec la lumière vénitienne, elle-même une synthèse de lumière idéale et physique.

Il y aura trois lieux où vous pourrez admirer les œuvres de Guidi : chez la Fondation Bevilacqua La Masa en place Saint-Marc, chez le Palazzetto Tito et chez la Ca' D'Oro.

Quatre-vingts chefs-d'œuvre du début des années 1910 sont exposés chez la Fondazione Bevilacqua La Masa, en place Saint-Marc, ainsi que des toiles des années 1920 représentantes pas seulement des intérieurs et des figures, mais aussi des paysages romains et de la Brenta, pour arriver aux Venezie de la fin des années 1920. On poursuit avec les Figures des années 1930 et 1940, en documentant la période magique du Spatialisme vénitien de l'après-guerre avec tous les cycles des Figure che si levano, des Tumulti, des Cieli antichi, des Marine Zenitali, sans oublier les célèbres Baronesse. On conclut avec les dernières grandes œuvres de Bianco su Bianco de la fin des années 1970.

Palazzetto Tito accueille une sélection de tableaux des derniers trente ans de la production de Guidi, ainsi qu'une sélection exhaustive de la collection Sonino, composée principalement de paysages marins, mais aussi de splendides figures de femmes, d'arbres, de personnages agités, qui sont toutes des œuvres appartenant à la période du second après-guerre.

L'exposition poursuit à la Galleria Giorgio Franchetti de Ca' d'Oro : à l'imposant deuxième étage, avec vue sur la loggia qui domine le Grand Canal, se trouvent des natures mortes des années 1910, les Carabinieri a cavallo du 1920, le Pittore all’aperto du 1924, le Uomo che legge du 1927 et quelques Bacini di San Marco, également de la fin des années 1920.

L'exposition est organisée par Stefano Cecchetto, Giovanni Granzotto et Dino Marangon et sera ouverte jusqu'au 7 janvier 2022.

"Enfin, dans l'année de l'anniversaire de Venise, il y aura cette exposition tant attendue sur Virgilio Guidi, le 'Maître' par excellence de Venise, qui l'a représentée, peinte dans sa dimension physique et idéale", a commenté Granzotto. "Guidi a représenté Venise peut-être seulement comme Tintoretto et le Védutisme ont su la représenter. Il est parti de la peinture lumineuse de la Renaissance, caractérisée par une lumière qui venait de l'intérieur des tableaux et qui rayonnait et construisait la forme, et à partir de cette lumière il a redécouvert, dans la dimension vénitienne, la lumière spatiale. Avec cette exposition et grâce à la contribution de nombreux critiques d’art, nous voulons souligner comment un parcours très important du point de vue pictural et l'influence de Guidi ont été significatifs pour plusieurs générations de jeunes maîtres et artistes".

Pour toute information, veuillez consulter le site www.bevilacqualamasa.it.

Un portail de perles de verre : "Through" célèbre les 1600 ans de Venise

Venise, 14 septembre 2021 - Un portail pour l'art des perles de verre. C’est "Through", une œuvre conçue par l'architecte Alessandra Gardin et en collaboration avec la Comunità veneziana dell’arte della perla di vetro (en français : Communauté vénitienne de l'art des perles de verre) représentée par le Comitato per la Salvaguardia dell’Arte delle Perle di Vetro Veneziane (Comité de sauvegarde de l'art des perles de verre vénitien). Installé au Palazzo Pemma-Zambelli (siège de l'hôtel Aquarius, Campo San Giacomo de l'Orio), "Through" célèbre le 1600ème anniversaire de la fondation de Venise à travers l'un de ses plus célèbres métiers, les perles de verre, qui a reçu en décembre dernier la prestigieuse reconnaissance de l'UNESCO.

Chaque face de l'œuvre est composée de 1600 perles de verre et perles de conteria, créées, enfilées et polies à Venise et à Murano, et faites à la main dans des tons d'aigue-marine et d'améthyste, en hommage aux teintes de l'environnement lagunaire.

La forme est celle d'un rideau que l'on peut traverser et qui, symboliquement, représente le voyage infini de l'art de la perle de verre, la transmission de génération en génération, le lien entre le passé, le présent et le futur. L'œuvre chorale "Through" est installée sur l'un des portails de la cour du Palazzo Pemma-Zambelli et s'inspire de certaines des valeurs auxquelles la Comunità dell'Arte delle Perle s'identifie, comme la créativité humaine, la collaboration, la transmission du savoir-faire, l'enrichissement et la recréation constante du patrimoine culturel, l'inclusion, la durabilité en harmonie avec l'environnement et la nature. 

L'œuvre sera exposée jusqu'au 12 septembre 2021. 

Pour toute information : www.arteperlevetro.org

 

Les exploits du commandant Francesco Morosini racontés dans un documentaire de Rai Cultura

Venise, 14 septembre 2021 - Un documentaire de 54 minutes produit par Rai Cultura a été présenté hier à l'Arsenale en avant-première nationale. Le documentaire raconte l'histoire du commandant Francesco Morosini et célèbre une partie importante de l'histoire de la Sérénissime. Intitulé "Francesco Morosini - il Peloponnesiaco", il sera diffuséle lundi 13 septembre à 21h10 sur RAI Storia

Dernier acte des célébrations en l’honneur de Morosini, l’initiative est aussi incluse dans le programme des célébrations du 1600ème anniversaire de la naissance de Venise, vu l'importance du personnage et de ses exploits dans l'histoire séculaire de la ville.

Le 26 février 2019, les célébrations du 400ème anniversaire de la naissance de Francesco Morosinipeut-être le dernier des grands commandants vénitiens et l'une des figures les plus importantes et significatives de l'histoire de la République et de ses traditions maritimes, ont débuté au Palais des Doges. Né en 1619, Morosini a été le 108èmedoge de la République de Venise, du 3 avril 1688 à sa mort en 1694 ; grand stratège naval, il a été nommé quatre fois Capitano generale da mar (en français : capitaine général de la marine). En reconnaissance de ses exploits à la tête de la flotte, la marine italienne a donné son nom à deux sous-marins, un croiseur et à l'école militaire navale de Venise.

Les célébrations de l'anniversaire de Morosini, résultat de la synergie entre les principales institutions culturelles de Venise et les commandements de la Marine italienne et de la Guardia di Finanza, ont pris la forme d'un riche itinéraire culturel composé d'expositions, de congrès, de concerts, de cérémonies et de productions multimédias qui, pendant plus de deux ans, ont traversé le cœur de la ville historique, s'arrêtant également sur la terre ferme, à Marghera, Mestre et Este, grâce au soutien de nombreuses autres institutions. L'objectif était de célébrer ce personnage important, en restaurant sa mémoire et son éclat à travers la promotion d'événements culturels qui attireraient l'attention sur l'histoire de Venise, non seulement en tant que berceau de l'art, mais aussi en tant que grand protagoniste de la Méditerranée, sur le plan commercial et culturel, en même temps que bastion de la chrétienté et pont vers le monde hellénique et oriental. 

Pour l'occasion, Venetian Heritage Onlus a financé la restauration de la tombe de Francesco Morosini dans l'église de Santo Stefano à Venise, dont les travaux sont résumés dans un clip vidéo spécialement produit, preuve supplémentaire d'une participation chorale à la protection et à la valorisation du patrimoine culturel, artistique et historique de la ville lagunaire. 

Pour toute information : www.francescomorosini.it

 

Vianello Gianfranco Crea, le "Roi de la Rame" de Venise, raconte la Regata Storica.

Venise, 2 septembre 2021 - Comment apprend-on à ramer ? On ne l’enseigne pas, on monte juste dans l’embarcation et on part. Pour des heures, des heures, et encore des heures. Pour des années et des années. C'est beaucoup de sueur, beaucoup d'efforts, beaucoup de concentration : on rame avec la tête, avec les bras, avec l’expérience, avec le cœur. On rame parce qu’on respecte et aime Venise, ses 1600 ans d'histoire et sa lagune. On rame parce qu’on le sent au fond de soi-même, comme un feu qui ne s'éteint jamais, même à 75 ans. Aujourd'hui, ses yeux reflètent cette ardeur, cette fureur de prendre la rame et d'aller conquérir la première place. Pour être le "Roi de la rame", le Prince de Venise. Vianello Gianfranco Crea n'a pas touché une rame depuis 1996, depuis sa dernière Regata Storica : un adieu de 25 ans, car il faut savoir s'arrêter. L'homme qui a tout gagné, qui a collectionné des dizaines de drapeaux, qui entre 1977 et 1983, avec Palmiro Fongher, a fait rêver la ville en accumulant sept victoires consécutives avec son gondolino. Celui qui a appris à ramer peut-être avant de savoir parler, avec cet amour transmis par des générations entières.

"Mon grand-père, tous les frères de mon grand-père, tous les fils des frères de mon grand-père, tous les fils de mon grand-père, tous ont ramé", se souvient Crea, "nous étions une dynastie. À l'époque, la Regata Storica était presque une question de vie ou de mort, certainement une question d'image. Les régates étaient la manifestation du mode de vie à Venise, mais malheureusement ce n'est plus le cas. Les temps ont changé et l'avènement du moteur a détourné les intérêts des jeunes vers une autre façon de vivre la lagune. C'est dommage car ramer est un art et fait partie de la culture millénaire vénitienne".

Un événement qui a évolué au fil du temps, mais qui existe depuis le quatorzième siècle. Bien qu'elle ait changé de nom plusieurs fois (Régate, Régate vénitienne, Régate royale, Régate fasciste, Régate historique), elle reste de loin l'événement le plus prestigieux de Venise, se déroulant chaque année le premier dimanche de septembre sur le Grand Canal.

"Le boom de la Regata s'est produit autour des années 1930 et a duré jusqu'aux années 1980, car l'événement est devenu populaire et s'est énormément développé, impliquant toute la population", dit-il, "Si vous gagniez une Regata Storica dans les années 1940, 1950 et 1960, vous étiez traité comme un prince, les prix étaient convoités et tout le monde essayait de donner le meilleur de lui-même, en passant des heures sur sa préparation technique et culturelle pour "tromper" les autres. Par contre, la Storica est née il y a des centaines d'années, mais au début c'était un monopole des patriciens et des gondoliers vénitiens ; puis quand la coopérative Manin a été fondée et a rassemblé tous les gondoliers dans des stazi (des jetées où les gondoliers amarrent leurs gondole) alors il y a eu une course pour développer la meilleure technique. La Regata s'est ouverte aux îles, à Pellestrina, Burano et Treporti, qui ont ajouté leur propre façon de ramer et leurs différentes cultures".

Crea a gagné treize fois le drapeau rouge, qui est décerné au couple qui remporte la première place. Et quelques jours avant l'événement, le dimanche 5 septembre, il se laisse aller aux souvenirs d'un passé glorieux.

"L'année la plus importante pour moi a été celle où Palmiro Fongher et moi avons été couronnés "Roi de la rame", en 1981, selon l'ancienne tradition qui veut que celui qui gagne cinq Regate Storiche consécutives reçoive la couronne de laurier", explique-t-il, "ce fut une grande satisfaction. À l'époque les membres de ma famille, qui étaient déjà âgés, m'ont dit que "c'était la cerise sur le gâteau pour notre famille". C'est un titre qui reste, une bonne chose dans ma vie".

Pour gagner la Regata Storica, on a besoin du tout : technique, puissance et expérience. J'ai toujours dit que la voga alla veneta est une affaire de culture et non de sport", explique le champion, "il faut ramer pendant 40 longues minutes et utiliser sa tête pour obtenir le minimum d'effort avec le maximum de performance". Les adversaires les plus forts ? "J’ai eu respect pour tous et je me suis battu contre tous", dit-il, "Sergio Tagliapietra "Ciaci" a donné sa vie pour les régates, je lui tire mon chapeau. Mais il y avait aussi "Strigheta" et les deux frères Fongher, qui étaient tous très bons".

Les embarcations de la compétition jouent un rôle essentiel et racontent l'essence même de Venise. "Au début, seulement les gondole et les gondolini concouraient, puis les autres embarcations ont été introduites", explique-t-il, "le gondolino est le bateau le plus raffiné et le plus technique à ramer ; il est donc réservé aux champions qui ont gravi les échelons. C’est un bateau que les Vénitiens utilisaient autrefois pour se déplacer dans la lagune à la recherche d’air fraiche, et tous les squeri se battaient entre eux pour fabriquer le plus beau. Les femmes s'occupent des mascarete, des bateaux plus légers des pêcheurs de Burano et de Pellestrina, qui avaient l'habitude de courir tôt le matin vers le marché du Rialto. Puis il y a les caorline, les bateaux des fruitiers et des pêcheurs avec 4 ou 6 rames, utilisés pour la pêche et le transport des légumes, mais où les gens dormaient aussi à l'intérieur. Et enfin les pupparini, sur lesquels les patriciens vénitiens avaient l'habitude d'aller chasser dans les banques de sable, comme on peut également le voir dans les tableaux de Carpaccio. Le bateau est donc pointu, beau et difficile à construire et était fabriqué dans les soi-disant squeri da sottil (les meilleurs squeri)".

Mais le nom de Crea est aussi indissociable, depuis longtemps, de son travail de charpentier et de son chantier naval basé sur l'île de Giudecca, où chaque jour la recherche de la perfection et l'amour pour la lagune lui conduisent à la conception et à la construction de bateaux typiquement vénitiens, aussi que à la restauration de bateaux anciens. C'est de là que viennent les gondole vénitiennes, symbole par excellence de Venise. "Il nous reste trois chantiers dans le monde pour fabriquer la gondola. Elle est l'embarcation la plus difficile à réaliser, parce que c'est un mariage entre le squerarolo (la personne qui travaille dans le chantier naval) et le gondolier, il faut se sentir impliqué dans son travail, savoir combien elle pèse, dans quels canaux elle circule, parce que toutes ne sont pas les mêmes" explique-t-il "il y a tout Venise dans la gondole, six métiers qui représentent notre artisanat : les rameurs, les forgerons, les sculpteurs, les tapissiers, les menuisiers et, enfin et surtout, les personnes qui les fabriquent".

Esprit libre et indépendant, Crea a travaillé pendant quelques années comme gondolier et a passé 18 ans de sa vie dans la lagune à pêcher, attiré par son environnement.

"Jusqu'en 1965, la lagune était presque intacte, il y avait des milliers de poissons de toutes espèces, mais quand j'ai réalisé que la pollution n'allait pas s'arrêter, j'ai eu peur et j'ai pensé que je ne pourrais plus vivre de ce travail", se souvient-il.

Et à 75 ans, il travaille encore toute la journée avec passion, même si la demande de construction des embarcations en bois a considérablement diminué ces dernières années au profit des bateaux en plastique.

"Mon ami Ciaci avait l'habitude de dire que "le secret de ramer, c'est ramer". Je dis aux jeunes qu'il faut monter dans un bateau et ramer, le bateau vous emmènera mais vous devrez ramer pendant des heures et des années", conclut-il, "Quand j'étais enfant, on me disait : "Puisque tu vas devoir travailler, il vaut mieux choisir un travail que tu aimes et t'amuse", et c'est ce que j'ai fait. Je souhaite la même chose aux jeunes".

LIEN INTERVIEW

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Regata Storica 2021 : la plus ancienne compétition des embarcations à rames de Venise aura lieu cette dimanche

Venise, 31 août – Cette dimanche 5 septembre 2021 revient l'un des plus anciens événements de la ville, c’est-à-dire la Regata Storica (en français : régate historique) de Venise, qui cette année revêt aussi une importance particulière : les célébrations du 1600ème anniversaire de la ville. Dans le passé, une compétition entre les pêcheurs travaillant dans la lagune avait lieu quotidiennement lorsque, après une nuit de travail, ils essayaient d'être les premiers à arriver au marché du Rialto avec leurs bateaux (embarcations typiques de la lagune vénitienne qui étaient caractérisés par la voga alla veneta, c'est-à-dire avec les rameurs regardant vers la proue), afin d'obtenir les prix les plus élevés pour leurs prises.

On trouve des traces de régates organisées pour célébrer des fêtes religieuses ou des événements importants à partir de la seconde moitié du treizième siècle : en effet, la première trace écrite de cette compétition entre embarcations à rames remonte à 1274. Ainsi, c’est dès ce période-là que la Sérénissime République a soutenu et promu des événements sportifs de ce type, en célébrant la puissance et les compétences maritimes des Vénitiens.

De plus, en 1315 le Sénat a réglementé le déroulement de cette compétition, en liant l'aspect récréo-sportif à l'anniversaire de la Festa delle Marie (la Fête des Marie de Venise) et en créant ainsi un spectacle unique qui est devenu une source de fierté et de prestige pour la ville, aussi qu’une preuve de la primauté et de la richesse de l'une des Républiques Maritimes les plus puissantes et influentes de la Méditerranée.

La célèbre Vue perspective de Venise de Jacopo de' Barbari, datant du seizième siècle, est le premier témoignage iconographique de la régate, qui à l’époque se déroulait dans la partie de la lagune située entre le Lido et la place Saint Marc, sur des embarcations à quatre rameurs.

Malgré les événements historiques complexes que Venise a traversé après la chute de la Sérénissime République en 1797 – il suffit de penser à l'occupation française et autrichienne, et ensuite aux deux guerres mondiales - la Regata Storica est restée un rendez-vous auquel les Vénitiens n'ont pas renoncé et qu'ils ont voulu et su préserver jusqu'aujourd'hui.

Ce qu’on considère comme la première régate "moderne" remonte toutefois à 1841, bien qu'elle ait été disputée avec un nombre et des couleurs d' embarcations différents. Les coûts de l'événement sont devenus publics et non plus privés. C'est en effet à partir de cette année-là que le concours a pris l'aspect qu'il a encore aujourd'hui : organisé par la municipalité de Venise sous l'autorité des autorités autrichiennes de l’époque, il s'agissait d'une compétition qui se déroulait le long du Grand Canal pour "encourager les gondoliers à maintenir leur célèbre adresse".

Tout au long du dix-neuvième siècle et des deux premières décennies du vingtième siècle, les régates sur le Grand Canal n'ont pas eu une fréquence fixe, mais ont été organisées à l'occasion d'événements importants. Par exemple, la régate de 1856 a été organisée à l'occasion de la visite de l'empereur François-Joseph d'Autriche-Hongrie et de son épouse Sissi, tandis que la régate de 1866 a été organisée pour marquer l'annexion de la Vénétie au Royaume d'Italie. Et encore celle de 1892, à l'occasion de la première édition de la Biennale.

C'est en 1899, à l'occasion de la 3ème Biennale de Venise et sur proposition du maire Filippo Grimani, que la régate a pris le titre d’"Historique".

Dès 1922 la Regata Storica a été organisée annuellement par la municipalité de Venise ; la seule interruption est due à la seconde guerre mondiale (entre 1939 et 1946), bien qu'une édition ait eu lieu en 1942, au plus fort du conflit, pour être utilisée dans le film Canal Grande avec Cesco Baseggio, dont l'action se déroulait à la fin du dix-neuvième siècle.

Outre la traditionnelle régate des gondolini réservée aux hommes, pendant les années on a ajouté plusieurs compétitions : la régate en caorline à six rames (depuis 1951, faite avec une autre embarcation typique de Venise), la course des jeunes (depuis 1976) et la course des femmes (depuis 1977, bien que deux courses aient déjà eu lieu en 1953 et 1954). Après une qualification faite au cours de l'année, neuf embarcations participent à chaque compétition, dans une tentative de gagner les "drapeaux" : en effet, aux premiers classés on donne le drapeau rouge, aux seconds le blanc, aux troisièmes le vert et aux quatrièmes le bleu.

Les points cruciaux et les étapes importantes des courses de la Regata Storica sont les suivants : le spagheto (la corde) tendu au départ devant les jardins de Sant'Elena ; le paleto, un poteau placé au milieu du Grand Canal devant la gare de Santa Lucia, où – selon la tradition - les vainqueurs prennent la tête ; la machina, une structure flottante richement sculptée amarrée devant Ca’ Foscari, qui est le lieu désigné pour la conclusion des courses et où on présente les prix en argent et les drapeaux.

Certainement, le Cortège historique de la Regata est un autre élément caractéristique de cette journée : organisé dès la Seconde Guerre mondiale, il commémore l'arrivée à Venise de Caterina Cornaro, reine de Chypre, qui en 1489 a renoncé volontairement à son trône en faveur de la République de Venise. Le cortège consiste en un défilé de dizaines et de dizaines d’embarcations typiques du seizième siècle, multicolores et avec des gondoliers en costume, qui transportent le doge, son épouse Caterina Cornaro et tous les plus hauts fonctionnaires de la magistrature vénitienne, dans une reconstitution fidèle du passé glorieux de l'une des républiques maritimes les plus puissantes et influentes de la Méditerranée. 

Venise, la ville où le cinéma est sur l'eau

Venise, 25 août 2021 - Jusqu'au 4 septembre, Venise renouvelle son rendez-vous avec Cinema Galleggiante - Acque Sconosciute. De 18h00 à 23h00, du coucher du soleil au soir, lorsque les lumières transforment la ville et l’eau semble bercer les résidents et les visiteurs, l’exceptionnel festival de cinéma en plein air se déroule dans la zone sèche adjacente au canal secondaire de la Giudecca, à la sortie du Rio de Sant'Eufemia. Ce projet d'Edoardo Aruta et Paolo Rosso, présenté par Microclima, fait partie cette année des célébrations du 1600ème anniversaire de la fondation de la ville de Venise.

Quarante-cinq institutions et associations contribueront au programme du Cinema Galleggiante - Acque Sconosciute, en proposant une série de projections, de performances et de présentations dont le sujet est le voyage, entendu comme mouvement physique, émotionnel et imaginaire. Le festival prendra forme à travers différentes étapes au cours de douze soirées, qui ont débuté le 20 août ; chacune d'entre elles sera caractérisée par un noyau thématique spécifique.

Parallèlement au programme, les visiteurs pourront profiter d’une série de conférences différentes. Cristina Giussani parlera de la cartographie marine (27 août) tandis qu'Emanuele Garbin, de l'université IUAV de Venise, proposera une métaphore astronomique de Victor Hugo et nous invitera à regarder la nuit comme si nous étions sur la Lune (31 août). Maria Ida Bernabei et Andrea Mariani, de l'Université d'Udine, approfondiront les films scientifiques produits au début du vingtième siècle, revisités par le regard de l'avant-garde (1er septembre), avant de s'intéresser au tournage amateur de la légendaire expédition de Umberto Nobile au pôle Nord en 1928 (26 août).

Le festival se terminera le 4 septembre par une conférence de l'écrivain Chiara Valerio sur le thème "La caparbia convinzione in ciò che non si avvera" (la conviction obstinée dans ce qui ne se réalise pas), suivie de films de voyage du début du vingtième siècle issus des archives personnelles de Mariano Fortuny y Madrazo, accompagnés d'une performance du percussionniste Heiko Dijker (au tabla) et de Lenneke van Staalen (au violon).

Le 27 août, Invernomuto présentera Black Med - Chapter I, une session d'écoute centrée sur la musique et les sons qui traversent la mer Méditerranée. Démarré en 2018, Black Med est aujourd’hui en cours : un nouveau chapitre sera présenté en octobre à l’Ocean Space de TBA21-Academy. Cette nouvelle production a été voulue par TBA21-Academy pour son programme The Current III "Mediterraneans : 'Thus waves come in pairs' (after Etel Adnan)", animé par Barbara Casavecchia.

VeneziAsola, le projet qui célébre le 1600ème anniversaire de la ville

Venise, 26 août 2021 - À partir du 28 août et pendant tout le mois de septembre, Asola se souviendra de son glorieux passé vénitien avec le projet "VeneziAsola". Une série de manifestations destinées à célébrer les 1600 ans de Venise, auxquelles la ville, dans la province de Mantoue, a voulu participer avec un calendrier riche d'événements, débutant samedi 28 août à 18h30 dans le cadre pittoresque du Parco Terzi. La première initiative, intitulée "Arpeggi sull'acqua. Concerto d’archi e sapori veneziani", est organisée par l'association Colere Anima : il s'agit d'un concert baroque de l'orchestre à cordes Klousios Ensemble (direction artistique de Roberta Bambace, solistes Giacomo Invernizzi et Andrea Rinaldi au violon et Sebastian Uszynski au violoncelle). Elle sera suivie d'une dégustation de spécialités et de vins de la République Sérénissime avec le journaliste d’œno-gastronomie Carlos Mac Adden (entrée payante).

Le 4 septembre à 17h30, le Musée civique "G. Bellini" inaugurera l'exposition "VeneziAsola. I ritratti asolani dei rettori veneti e un'occasione mancata per Giambattista Tiepolo". Pour l'occasion, AJF/Design présentera au Palazzo Municipale la nouvelle marque de la ville, un logo qui représentera Asola, son histoire et ses particularités entre passé et présent. Ayant survécu la furie iconoclaste du règne de Napoléon, les peintures de la Sala Consiliare seront exposées pour rappeler le lien fort entre la forteresse de Asola et la Sérénissime. Grâce à l'étude de Massimo Favilla et Ruggero Rugolo, les histoires de ces personnages seront racontées le 5 septembre, à 16h00, au Palazzo Municipale.

Le 12 septembre à 16h00, le rencontre intitulée "Nello splendore dei Santi" aura lieu dans la cathédrale avec Don Michele Garini, Sara Fainozzi, Francesca Lamberti et Anna di Stefano pour expliquer comment on a restauré la Cappella Redone.

Le 19 septembre à 16h00, au Palazzo Municipale, Sara Grinzato présentera le travail sur les peintures réalisé en collaboration avec Giorgia Busetto (interviendra aussi Gabriele Barucca, surintendant de la Sabap pour les provinces de Crémone, Lodi et Mantoue).

Enfin, les 25 septembre, l’association Amici di Palazzo Te et la délégation d’Asola des musées de Mantoue - en collaboration avec le département municipal de la culture - proposent un voyage culturel à Venise, pour découvrir la ville et son merveilleux patrimoine.

Plus d’informations : www.comune.asola.mn.it.

78 éditions du cinéma international de la Biennale du Cinéma au Lido de Venise

Venise, 30 août 2021 - Du 1er au 11 septembre 2021 au Lido de Venise, dans l'année de la célébration du 1600ème anniversaire de la fondation de la ville, aura lieu le 78ème Festival International du Film de Venise, organisé par la Biennale de Venise et dirigé par Alberto Barbera. La Mostra a pour but de promouvoir la connaissance et la diffusion du cinéma international sous toutes ses formes d'art, de spectacle et d'industrie, dans un esprit de liberté et de dialogue.

Voici une courte histoire sur la naissance de la Biennale du cinéma, qui a des racines lointaines.
La Prima Esposizione Internazionale d’Arte Cinematografica (en français : Première Exposition internationale d'art cinématographique, c’est la première dénomination de la Mostra) remonte à 1932, dans le cadre de la 18ème Biennale de Venise. Le festival naît d’une idée du président de la Biennale de l'époque, le comte Giuseppe Volpi, du sculpteur Antonio Maraini, secrétaire général, et de Luciano De Feo, secrétaire général de l’Istituto internazionale per il cinema educativo (IICE, en français : Institut international pour le cinéma éducatif), émanation de la Société des Nations dont le siège se trouve à Rome, d'accord avec l'idée d'organiser le festival dans la ville lagunaire, et qui a été le premier directeur-sélectionneur.

Déroulée du 6 au 21 août 1932, cette édition a été la première manifestation internationale de ce type : elle a eu lieu entièrement sur la terrasse de l'hôtel Excelsior du Lido de Venise et, bien qu'il ne s'agît pas d'une compétition, les films projetés sont devenus de véritables « classiques » de l'histoire du cinéma. Parmi eux, il serait opportun de citer Amour défendu du grand réalisateur américain Frank Capra, Grand Hotel d'Edmund Goulding, Le Champion de King Vidor, le premier et inimitable Frankenstein de James Whale. Les soirées se sont déroulées en présence des acteurs principaux, qui ont attiré plus de 25 000 spectateurs au Lido : il s'agissait des plus grandes stars internationales de l'époque comme Greta Garbo, Clark Gable, Fredric March, Loretta Young, John Barrymore, Joan Crawford, sans oublier la gloire italienne Vittorio De Sica et le grand Boris Karloff, entré dans l'histoire pour son rôle de monstre dans le premier Frankestein. Le premier film de l'histoire de la Mostra, projeté le soir du 6 août 1932, était Docteur Jekyll et M. Hyde de Rouben Mamoulian. Par contre, le premier film italien, Les Hommes, quels mufles ! de Camerini, est présenté dans la soirée du 11 août 1932.

En l'absence d’un jury et de l’attribution de prix officiels, qui ne seront introduits que plus tard, un référendum extérieur au comité organisateur, présidé par Attilio Fontana de l'ICE (Istituto del Commercio Estero, en français Institut du commerce extérieur), organisé parmi le public accouru à la manifestation, a déclaré meilleur réalisateur le soviétique Nikolaj Ekk pour le film Le chemin de la vie, pendant que le film À nous la liberté de René Clair a été choisi comme le plus amusant. Helen Hayes est primée meilleure actrice, Fredric March meilleur acteur, le film « le plus émouvant » étant le film américain La Faute de Madelon Claudet de Edgar Selwyn.
La deuxième édition a eu lieu deux ans plus tard, en 1934, et a été la première manifestation compétitive : 19 pays étaient représentés et plus de 300 journalistes étaient accrédités. À partir de 1935, la Mostra est devenue annuelle, conséquence du grand succès international recueilli. La Coupe Mussolini pour le meilleur film étranger et pour le meilleur film italien a été instituée, mais il n'existait pas encore de véritable jury. C'est la présidence de la Biennale qui décernait les prix aux lauréats. Outre la Coupe Mussolini, on attribuait les « Grandes Médailles d'or de l'Association nationale fasciste du spectacle », les prix pour les meilleures interprétations et pour les jeunes réalisateurs à leur première œuvre.

Avec l'accroissement de la notoriété et du prestige du festival, croît également le nombre d'œuvres et de pays participant au concours. À partir de cette édition et jusqu'à l'après-guerre, les films soviétiques ne participent plus à la compétition. Le prestigieux premier prix récompensant les acteurs prend le nom de Coupe Volpi, du nom du comte Giuseppe Volpi di Misurata, père du festival.
D’édition en édition, les innovations de la Mostra se poursuivent : en 1937 est inauguré le nouveau Palazzo del Cinema (en français Palais du cinéma), œuvre de l'architecte Luigi Quagliata, construit en un temps record dans le style moderniste qui se répandait à l'époque. En dehors des deux années 1940 et 1948, le palais ne fut jamais abandonné dans toute l'histoire de la manifestation.
Les années 1940 représentent l'un des moments les plus difficiles de la Mostra, en raison des guerres en cours : en effet, les éditions de 1940, 1941 et 1942 se sont déroulées à Venise, mais bien loin du Lido et avec peu de pays participants. La Mostra a repris à plein régime en 1946 avec la fin de la guerre, mais les projections se sont déroulées cette fois au cinéma San Marco, à cause de la réquisition du Palazzo del Cinema par les Alliés.
L'édition de 1946 s’est tenue pour la première fois en septembre, à la suite des accords avec le tout nouveau Festival de Cannes, qui avait organisé sa première exposition au printemps 1946. En 1947, l'exposition s'est tenue au Palais des Doges, dans un cadre unique et splendide, atteignant un record de 90 000 personnes. 1947 voit également le rétablissement du jury international pour attribuer le Gran premio internazionale di Venezia.
La croissance de la Mostra et de son importance a entraîné une demande d'espace supplémentaire : entre 2000 et 2001, la direction s'est concentrée sur un fort renforcement des infrastructures, en adjoignant aux palais historiques de nouvelles et vastes structures, réhabilitées ou créées spécialement pour le festival, en améliorant les liaisons entre les différentes zones et en portant la superficie totale à disposition de la manifestation à plus de 11 000 m2.

 

 

Mirano segreta, une performance vidéo en ligne pour célébrer le lien avec la Sérénissime République

Venise, 27 août 2021 - Cette année la cinquième édition de l'événement culturel de performance théâtrale (qui se tenait auparavant dans le parc Belvedere de Mirano chaque premier mai) devient une édition spéciale en ligne, dans le cadre des célébrations de la fondation de Venise, il y a 1600 ans. "Evasione tra le ville venete" (évasion parmi les villas de la Vénétie) est une performance vidéo faite par le groupe Mirano Segreta pour découvrir le parc historique de la municipalité de Mirano. Il est possible de la regarder dans la page Youtube de la municipalité de Mirano https://www.youtube.com/channel/UCr5V_lRniW1nGBjfrOXUiAg et sur le lien https://www.youtube.com/watch?v=M2vHSrjfLz8.

Au début uniquement créé pour le Castelletto du parc Belvedere, pour le 1600ème anniversaire de Venise l'événement voit les artistes explorer l'ensemble du parc et, surtout, les villas de la Vénétie construites pendant la domination vénitienne, qui ont grandement influencé l'architecture et le commerce de la ville de Mirano.

Dès le début du quinzième siècle, lorsque Mirano a été conquise par la Sérénissime République, un lien étroit s'est établi entre les deux villes. La domination vénitienne a apporté une longue période de paix, pendant laquelle la ville a atteint son apogée : l'agriculture a été développée et de nombreuses villas aristocratiques, manoirs et maisons rurales que l'on peut encore admirer aujourd'hui ont été construits. Parmi elles, il y a aussi celles du parc historique de Mirano, Villa Belvedere et Villa Morosini.

En particulier, les parcs de ces villas sont reliés par un pont en bois qui sert à traverser le "Taglio", un canal creusé à la demande de Venise au début du dix-septième siècle dans le but de relier la rivière Muson à la Riviera del Brenta (zone de la Ville Métropolitaine de Venise). Cela a permis, pendant des siècles, une connexion fluviale directe entre Venise, Mirano et Padoue. Grâce à cet important travail d'ingénierie hydraulique, Mirano est devenue une destination de navigation importante pour les Vénitiens et leur commerce.

En raison du Covid-19, la visite théâtrale est devenue une performance vidéo, ce qui a également permis de l'enrichir de notes historiques intéressantes concernant aussi bien le parc que le rapport entre Mirano et Venise. En se reliant à la situation actuelle, le groupe Mirano Segreta a intitulé son spectacle "Evasione tra le ville venete" pour souligner que la culture, qui a tant souffert l'année dernière, sert à s'échapper et à nous aider à surmonter les aspects négatifs de la vie et à renaître.

"L'ombre et la lumière n'existent pas de manière absolue : nous devons comprendre qu'elles font partie de l'être humain et de la vie ; ce n'est qu'en les acceptant que nous puissions découvrir ce qu'est la réalité", explique le groupe Mirano Segreta, "donc, ça nous permet d'atteindre un stade supérieur de l'être en nous rapprochant de nous-mêmes, de l'âme".

Les protagonistes du spectacle sont la peintre Viola Caregnato (Alchimista, personnage symbolisant le corps, la personne dans sa physicalité), la danseuse Alexandra Foffano (Nigredo, personnage symbolisant la mort, l'ombre, le mal, la négativité), la danseuse Sofia Fiume (Albedo, personnage symbolisant la vie, la lumière, la bonté, la positivité), la danseuse Giorgia Bortoloso (Rubedo, personnage symbolisant la renaissance, la réalité comme mélange de bien et de mal), la chanteuse Sara Allocca (Pietra filosofale, personnage symbolisant l'âme).

Pour plus d'informations, voir Instagram @miranosegreta et Facebook https://www.facebook.com/miranosegreta.

San Servolo: d'un lieu de marginalisation et de ségrégation au développement durable

Venise, 9 août 2021 – Même si certains se souviennent encore de la menace "Si tu ne te conduis pas bien, je t'envoie à San Servolo", aujourd'hui cette expression a heureusement disparu, emportant avec elle tout ce que cette île a représenté au cours des siècles. San Servolo est le symbole de la manière dont l'argent public a permis la réutilisation inespérée d'une île entière qui risquait d'être abandonnée et vendue à des particuliers ; San Servolo est l'île où l'excellence des institutions éducatives trouve sa place ; San Servolo est l'île de la paix grâce à son énorme parc et à la vue qui s'étend sur Venise, ce qui en fait le lieu idéal pour des événements de toutes sortes ; San Servolo est aussi l'île de l’inquiétude, de la souffrance, des dizaines de milliers de dossiers médicaux qui racontent des histoires d'êtres humains, de vies, de séjours courts ou longs, d'une maladie parfois liée à la malnutrition et parfois qui ne laissait aucune chance. San Servolo est l'île de la folie, où se trouvait autrefois le monumental hôpital psychiatrique de la ville, disparu grâce à la loi Basaglia de 1978, la réforme psychiatrique qui a entraîné la fermeture de toutes ces structures.

L'île, comme expliqué par son administrateur Andrea Berro, compte 175 chambres et une capacité d'environ 300 lits. On organise entre 120 et 150 événements par an : fêtes d'entreprise, mariages, expositions, conférences, etc. Mais comme un témoignage éternel de ce qui a été, on peut également visiter le Musée de la folie, qui enregistre environ 6 000 visiteurs par an, et la tendance est en pleine croissance.

"San Servolo est l'une des plus belles îles mineures de Venise, et le seul exemple de récupération publique : à l'origine, il s'agissait d'un monastère bénédictin, d'abord de moines puis de moniales, pendant les années il a également été récupéré ; après un millénaire, il est d’abord devenu un hôpital militaire et ensuite, jusqu'en 1978, le monumental hôpital psychiatrique pour hommes de la ville", explique Berro, "puis, il a connu une période d'abandon jusqu'à la fin du vingtième siècle, après lequel la ville métropolitaine a décidé de réaliser une importante intervention de rénovation de l'île, en utilisant les fonds publics de l'État pour en faire un centre de conférences. Au départ, l'activité était principalement destinée au monde universitaire et aux étudiants, avec la création de la Venice International University, puis elle s'est ouverte à d'autres institutions et à l'organisation d'événements".

San Servolo préserve et témoigne - parce que la mémoire de 1600 ans de Venise doit être préservée, témoignée et racontée - mais il voit aussi plus loin. Jadis lieu de marginalisation et de ségrégation, aujourd’hui à San Servolo on entend les voix des enfants en colo de vacances, on récolte les olives, on marie des amoureux, on célèbre des événements d'entreprise, on inaugure des expositions, et on peut voir passer des étudiants, des universitaires et des visiteurs. Également, en termes de durabilité on se tourne vers l'avenir, avec un projet qui prévoit une série de mesures visant à moderniser les structures et les fonctions de l'île, qui seront réalisées dans l’optique de design et surtout de respect de l'environnement.

L'île, gérée depuis 2004 par la société San Servolo - Servizi Metropolitani di Venezia, abritait au dix-huitième siècle les nombreux blessés en bataille de la République Sérénissime, qui arrivaient à Venise depuis avoir combattu contre les Turcs et étaient soignés par les frères de l’Ordre hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu, plus couramment appelés Frères de la charité. Comme nous raconte Luigi Armiato, responsable du musée, parmi les vestiges se trouve la pharmacie du dix-huitième siècle - autrefois une apothicairerie - avec ses étagères et plus de 200 pots originaux, tous portant l'effigie du lion de Saint Marc en jaune, témoignage d'estime de la Sérénissime République pour la qualité des médicaments produits. L'île a ensuite été transformée en hôpital psychiatrique : en 1725, le premier "fou" y a été envoyé par ordre du Conseil des Dix, et dans les années suivantes, seulement les nobles et les personnes aisées qui pouvaient payer le salaire du mois y ont été admis. Pour les fous pauvres, en revanche, il y avait la fusta, un navire délabré où s'entassaient des centaines de condamnés, de malades et de fous pauvres. Après 1797, San Servolo s'est ouvert à toutes les classes sociales.

La reconstitution de la salle d'anatomie (déplacée près de l'église du dix-huitième siècle, alors qu'elle se trouvait à l'origine à l'extrémité de l'île), où sont exposés tous les objets originaux, y compris des cerveaux conservés selon la méthode de plastination, est aussi très intéressante.

"Le musée détient au moins 70 000 dossiers médicaux, des années 1840 jusqu'à sa fermeture", explique Armiato, "mais nous avons également récupéré les dossiers médicaux de San Clemente, qui était un hôpital psychiatrique pour femmes, ainsi que ceux de Marocco à Mogliano Veneto".

San Servolo raconte des histoires, par exemple celle de l'illustre Lorenzo Stefani qui, pouvant payer, a été admis ici au lieu d'être abandonné dans la fusta : il avait 32 ans et en est sorti à 69 ans. Ou encore cela de Matteo Lovat da Casal di Zoldo, qui une fois arrivé à Venise s'est infligé une auto-crucifixion dans la rue et après un an est mort à San Servolo ; ou enfin cela du "jeune" Alessandro Bravin, qui a été enfermé à San Servolo pendant une année entière "comme punition". Et puis il y a l'"album comparatif" : une collection des visages des hommes et des femmes tels qu'ils sont entrés et sortis de l’hôpital psychiatrique. Très souvent, puisque la pellagre - une maladie causée par le manque de nourriture - était la principale cause du déséquilibre mental de nombreux détenus, il suffisait de manger plus régulièrement pour les guérir. Mais le musée contient également des témoignages de thérapies - de l'hydrothérapie aux électrochocs -, des dispositifs limitant la liberté de mouvement volontaire et des preuves du travail que chacun des 700 résidents permanents devait accomplir au quotidien.

"San Servolo est un modèle gagnant", conclut Berro, "car en plus de témoigner le passé de l’hôpital psychiatrique, nous avons aussi investi dans l'île pour faire autre chose".

LIEN VIDÉO INTERVIEW

https://we.tl/t-7Qs6BDald7

 

Le commandant vénitien Francesco Morosini protagoniste de l’exposition au Museo Nazionale Atestino à Este

Venise, 5 juillet 2021 - Jusqu'au 19 septembre, au Museo Nazionale Atestino d'Este il sera possible de visiter l'exposition "Francesco Morosini : la difesa di Venezia tra mare e terra a Creta e nel Peloponneso", organisée à l'occasion des célébrations du 1600ème anniversaire de Venise. Francesco Morosini, l’un des derniers grands commandants vénitiens et l'une des figures les plus importantes et significatives de l'histoire de la République et de ses traditions maritimes, est le protagoniste de l'exposition présentée dans la Sala delle Colonne.

Dans le Stato da Màr, termine vénitien indiquant les territoires vénitiens du Levant situés le long de la côte adriatique et de la Méditerranée, la présence de Venise remonte au Moyen Âge. En effet, il s'agissait d'un État aux caractéristiques particulières : dépourvu de cohésion territoriale, composé de villes, de ports et de forteresses isolés les uns des autres et reliés principalement par des routes maritimes qui longeait la rive orientale de l'Adriatique et atteignait la mer Égée et la Méditerranée orientale à travers les îles Ioniennes, la Grèce continentale, la Morée (nom donné au Péloponnèse) et l'île de Candie (Crète). Pendant les siècles, la géographie du Stato da Màr n'a cessé de changer et, surtout à la suite des guerres avec les Ottomans du quinzième et seizième siècle, de nouveaux territoires sont passés sous domination vénitienne et d'autres ont été définitivement perdus. Aux alentours du seizième siècle, les villes côtières de la Morée sont presque toutes tombées ; en revanche, l'île de Candie est resté vénitienne sans interruption pendant plus de 400 ans, jusqu'en 1669. Les changements de gouvernement dans ces territoires ont également laissé des traces évidentes dans l'histoire des villes : dans leur apparence, leur aménagement urbain et leurs travaux de défense. L'exposition - qui a déjà été présentée à la Torre Civica de Mestre - vise à restituer l'aspect de certaines villes et forteresses de Crète et du Péloponnèse à l'époque de Francesco Morosini à travers des images et des documents de son temps.

Rendue possible grâce au précieux partenariat de la municipalité d'Este, l'exposition permet aux visiteurs d'admirer 48 splendides toiles réalisées entre la fin du dix-septième siècle et les premières années du siècle suivant pour célébrer les exploits militaires de Morosini en Levant. On y trouve également des armes, des reliques, des documents historiques rédigés par l'appareil administratif et militaire ainsi que de nombreuses curiosités, comme des insignes de commandement turcs, un rare canon ottoman, quelques instruments de musique de la bande des janissaires, des manuels et des cartes militaires.

Horaires de visite : du mardi au samedi de 8h30 à 13h30 et de 14h30 à 19h30, le dimanche de 14h30 à 19h30. Fermé le lundi.

Plus d’information : http://www.atestino.beniculturali.it

Ouverture nocturne extraordinaire de la Basilique en soirée de San Giovanni e Paolo et de la Scuola Grande di San Marco

Venise, 11 août 2021 - Ouverture nocturne extraordinaire de la Basilique des Saints Jean et Paul et de la Scuola Grande di San Marco pour célébrer le 1600ème anniversaire de Venise et recréer cet ancien lien entre les confréries religieuses et laïques des écoles. Les samedi 14 et dimanche 15 août, la Basilique des Saints Jean et Paul et le complexe muséal de la Scuola Grande di San Marco ouvriront leurs portes au public et proposeront des visites inédites et des itinéraires à thème pour célébrer l'anniversaire de Venise.

La Basilique des Saints Jean et Paul et la Vénérable Confrérie Scuola Grande di San Marco ont décidé de célébrer la fête de l'Assomption avec deux jours d'ouvertures nocturnes extraordinaires. Cette initiative vise à faire vivre au public toute la magie d’un lieu surnommé par les Vénitiens Campo delle Maravegie, qui concentre beaucoup de "merveilles" dans un espace réduit : la statue équestre en bronze du quinzième siècle de l'artiste Andrea del Verrocchio représentant Bartolomeo Colleoni, célèbre condottiere au service de la Sérénissime ; la Basilique des Saints Jean et Paul, surnommée le Panthéon en raison de sa taille et du nombre de doges qui y sont enterrés, et la Scuola Grande di San Marco avec sa façade de style Renaissance et ses trésors conservés à l'intérieur. Deux soirées au clair de lune pour approfondir et redécouvrir, grâce à des guides bénévoles, la relation entre les Dominicains et l'école la plus riche et la plus imposante de Venise : la Scuola Grande di San Marco. La visite guidée commencera par la Basilique des Saints Jean et Paul et poursuivra par la Scuola di San Marco. Le premier tour est à 20 heures, le second à 21 heures. Pour toute information et réservation, écrivez à visite@santigiovanniepaolo.it.

Les initiatives des frères dominicains poursuivent aussi dans les mois à venir : les samedis 11 septembre et 9 octobre, à 15 heures, deux autres visites guidées de l'école et de la basilique seront organisées, toujours avec réservation obligatoire.

 

Sur les traces de Venise dans les îles de Cres et Lošinj

Venise, 6 août 2021 - Sur les traces de Venise, entre les bastions, l'effigie du lion ailé, les saveurs et les parfums qui rappellent la Sérénissime. Vous avez jusqu'au 30 septembre pour visiter l'exposition photographique "Tracce veneziane nelle isole di Cherso e Lussino", créée pour célébrer le 1600ème anniversaire de Venise et les relations que la Sérénissime entretenait avec les territoires environnants. En effet, la Croatie partage une très longue histoire avec Venise : selon les endroits pris en considération, l'Istrie et la Dalmatie ont fait partie de la République depuis des siècles. Ensemble, ils ont vécu l'ascension, les guerres avec les Ottomans menées côte à côte, le déclin et la fin. Et à Venise, des dizaines de rues, de places et de ponts sont dédiés à ces terres. Il suffit de penser à Riva degli Schiavoni, qui prend son nom des marchands de Dalmatie, Slavonia en vénitien.

L'exposition, organisée par la Communauté des Italiens de Mali Lošinj et la Communauté des Italiens de Cres, peut être visitée aussi bien à Cres qu'à Mali Lošinj (photographies et graphiques de Sandro Tariba du studio Papyrum à Mali Lošinj).

Plus de 1 200 îles et îlots sont disséminés le long du littoral croate. Elles vont de la plus septentrionale, dans le golfe de Kvarner, à la plus méridionale, au large de Split et de Dubrovnik : les îles ont des histoires très différentes, mais toutes ont été sous la domination vénitienne.

Cres, qui a fait partie de la République de Venise jusqu'à sa chute en 1797, conserve des parties des murs de la vieille ville construits par les Vénitiens, ainsi que de nombreux palais de la période vénitienne. On peut toujours visiter la porte avec le lion de Venise, la tour de l'horloge et la loggia de style Renaissance. Ça s’applique aussi à Lošinj, où on a remplacé les églises en bois par rapport à qu’est-ce qui se passait à Venise, car les autels en marbre qui étaient remplacés lors de la restauration d'une église à Venise étaient achetés par Lošinj. On peut également y admirer la tour de défense circulaire destinée à se protéger des attaques turques.

"Sous le masque de Venise" : jusqu'au 29 août, l'exposition qui fera découvrir le dix-huitième siècle vénitien à Moscou

Venise, 12 août 2021 - Depuis plus de vingt ans, le festival d'art "Bois des cerisiers" anime le centre historique de Moscou avec des expositions et des performances de grands maîtres italiens dans les domaines de l'art, du cinéma, de la musique et de la mode. En effet, depuis longtemps une partie du Festival est entièrement réservée à la promotion d'événements, d'expositions et de projets dédiés au développement des relations culturelles entre les deux pays et au renforcement de leurs liens historiques. Le projet est dirigé par Mikhail Kusnirovich, fondateur de la société "Bois des cerisiers" et actionnaire majoritaire du célèbre centre commercial Goum à Moscou, ainsi que sponsor principal de divers événements culturels italiens en Russie, comme l'"Exposition russe de Giorgio De Chirico (1888-1978)", présentée par la galerie Tretyakov en 2017.

L'exposition "Sous le masque de Venise", entièrement consacrée à la ville qui cette année célèbre le 1600ème anniversaire de sa fondation (421-2021), explore et approfondit la culture vénitienne du dix-huitième siècle, une période liée au Carnaval de Venise ainsi qu'à la peinture, au théâtre et à la littérature des Lumières, mettant en évidence le lien extraordinaire entre la Russie et la Sérénissime République.

Les salles d'exposition du palais de Tsaritsyno, un lieu unique dans la capitale russe composé d'un ensemble de palais pittoresques, de ponts, de pavillons, de lacs et de jardins, présenteront pour la première fois des objets rares issus des collections des plus anciens musées vénitiens. Il s'agit notamment d'objets d'art provenant du Musée Correr, du Musée Ca' Rezzonico, du Musée du Verre de l'île de Murano, du Palazzo Mocenigo et du Musée du Textile et du Costume Vénitien, ainsi que d'objets provenants du Musée Pouchkine, du Musée historique d'État de Moscou et d'autres collections nationales.

L'ensemble de l'exposition aura plus de cent œuvres d'art de la Fondazione Musei Civici di Venezia. Du 27 avril à la fin de l'été, il sera possible toucher du doigt la vie vénitienne du dix-huitième siècle, en se plongeant dans l'époque où le carnaval vénitien a atteint sa plus grande splendeur, devenant un événement prestigieux et renommé dans toute l'Europe. C'est en effet la période du célèbre Giacomo Casanova, personnage vénitien connu par le public pour avoir dédouané la Venise libertine du dix-huitième siècle, où les fêtes luxueuses, le faste et la richesse étaient maîtres.

La Scuola Grande di San Rocco : un système de protection sociale somptueux et charitable à l'époque de la Sérénissime

Venise, 13 août 2021 - Imposant, majestueux, décoré d'or et de clair-obscur, réparti sur deux étages et entièrement orné par la main habile de Jacopo Robusti dit Tintoret qui, pour cet édifice, a réalisé l'une des plus grandes et fascinantes prouesses picturales de tous les temps.

La Scuola Grande di San Rocco est l'une des Scuole (ou schole) vénitiennes qui a survécu à l'arrivée de Napoléon et à la fin de la Sérénissime République, et l'une des rares encore en activité dans la ville. Il s'agissait de confréries de laïcs, créées dans la seconde moitié du treizième siècle et dédiées à un personnage religieux. Ces schole ont été fondées avec des objectifs différents : de la protection des travailleurs au regroupement et à l'assistance des communautés étrangères dans la ville (les ambassades du passé), en passant par l'aide aux pauvres et aux besogneux. De cette façon, on mettait en pratique toutes ces valeurs de charité et de bienfaisance que la morale chrétienne exigeait. Donc, une véritable structure de protection sociale, qui était appelée Scuola Grande ; à la fin du seizième siècle, on en comptait six à Venise : San Teodoro de 1258, Santa Maria della Carità de 1260, San Marco et San Giovanni Evangelista de 1261, Santa Maria Misericordia de 1308, San Rocco, fondée en 1478 et enfin la Scuola dei Carmini, fondée à la fin du seizième siècle. Seulement quatre d'entre elles sont aujourd'hui encore actives (Carmini, San Rocco, San Teodoro et San Giovanni Evangelista).

"Les gens venaient ici pour demander de l'aide. Il y avait des veuves et des orphelins qui cherchaient un logement, ou des jeunes filles qui cherchaient une dot pour se marier", explique soeur Pier Paola Setti. "Nous avons également des preuves photographiques du entre-deux-guerres, quand il y avait de longues files de personnes devant la Scuola Grande di San Rocco qui sortaient avec des sacs de farine sur les épaules pour survivre à la famine".

Basé sur l'existence d'un statut (connu sous le nom de Mariegola) approuvé par le Conseil des Dix, les Scuole Grandi étaient dirigées par un Guardian Grande avec 15 conseillers ; cet organe gouvernemental a été puis rejoint par un groupe de frères chargé de surveiller son bon fonctionnement. Aujourd'hui, la Scuola Grande di San Rocco compte environ 480 frères, et certains d’entre eux ont été des personnages importants du passé, comme les papes Pie X et Jean XXIII, tous deux patriarches de Venise avant de monter sur le trône papal.

Un lieu de faste, de culte et de bienfaisance à but non lucratif

Initialement situé dans l’église de San Giuliano, la Scuola Grande di San Rocco a ensuite été transférée dans l'église de Santa Maria Gloriosa dei Frari, où elle se trouve encore aujourd'hui. Sa construction a duré environ 30 ans : on est parti par une structure vide qui a ensuite été remplie, à la demande des frères, de somptueux meubles réalisés par certains des plus grands artistes du seizième et dix-septième siècle. D'abord et d’avant tout le Tintoret, qui a été le peintre officiel de la Scuola, réalisant un total de 60 toiles décoratives entre 1564 et 1587 : en fait, il a remporté une victoire facile avec le concours car il a peint et placé un tableau dédié au Saint sur le plafond de la Sala dell'Albergo avant la publication des résultats du concours pour choisir le peintre de la Scuola, le faisant passer pour "un cadeau pour San Rocco". Mais Antonio Zanchi, Pietro Negri et Francesco Pianta il Giovane ont également contribué aux décorations.

Chaque tableau et chaque sculpture de la Scuola Grande di San Rocco a été conçu avec le but d’enseigner aux visiteurs. En effet, en regardant les plafonds et les murs, on pouvait s'identifier à des moments de la vie du Christ et reconnaître en eux des exemples d'une vie consacrée à la bonté et à la charité. Chaque étage présente, sous forme d'image, la vie de Jésus, de l'enfance à la Passion, jusqu'au salut, dans un parcours ascétique destiné à nous rappeler qu’il ne peut être atteint que par la bonté.

"Il s'agit d'une confraternité de dévotion", poursuit Soeur Pier Paola Setti, "et San Rocco a été choisi parce qu'il est l'exemple d'un homme qui a consacré sa vie au bien et à la charité. Il s'agit d'une association caritative mais aussi d'une association de faste car l'un de ses objectifs était d'accueillir les pauvres dans un bel environnement. Cela faisait du bien à tout le monde, aussi bien à ceux qui en faisaient partie qu'à ceux qui passaient pour demander de l'aide. En effet tous les biens, aussi les dons que l'auto-impôt des frères, étaient utilisés pour payer les peintres, les sculpteurs et pour trouver des produits de première nécessité, et les gens croyaient en cette institution et en son honnêteté".

La Scuola Grande di San Rocco se compose d'une Sala Terrena, où il y a la sculpture du saint auquel elle est dédiée et une série de tableaux consacrés à la Madone et à l'enfance de Jésus. On arrive ensuite à un escalier monumental de grand intérêt artistique puisque l'une de ses arches abrite l'Annonciation du Titien. Au sommet, on est accueilli par la majestueuse Sala Capitolare, la salle des frères dédiée à San Rocco avec l'histoire du salut du Christ, en partant du péché originel et en passant par divers passages de l'Ancien Testament.

Il y a également un autel contenant la relique du doigt de San Rocco, décoré d'un baldaquin réalisé à partir d’un manteau du doge qui était donné à la Scuola et embelli par des tissus brodés d'or du dix-huitième siècle. Au même étage se trouve la salle la plus importante du bâtiment, la Sala dell'Albergo, toute décorée de l'histoire de la vie de San Rocco et de la Passion du Christ avec La Crucifixion du Tintoret, l'un des tableaux les plus importants de l'artiste, qui montre toute son innovation, apparaissant presque comme une carte postale de l'époque. Dans cette salle, le jour de la fête de San Rocco, les frères et le doge lui-même étaient accueillis pour visiter la Scuola et les reliques du saint étaient exposées.

Au pied du tableau du Tintoret se trouve un passage secret menant à une chambre forte souterraine où le comptable de la Scuola Grande avait son bureau et conservait les livres de comptes et l'argent (pièces d'or) de la confrérie dans des coffres aux serrures très spéciales (il fallait quatre personnes pour les ouvrir). Les coffres sont toujours là, ainsi qu'une collection de céramiques de valeur et d'autres objets du passé. À l'étage de la Sala Capitolare se trouve également une petite salle consacrée à la chancellerie, où les membres du conseil se réunissaient pour prendre des décisions. La Scuola Grande di San Rocco possède un autre étage, où il y a la Sala del Tesoro, qui conserve les reliques sacrées et l'argenterie de la Scuola, c'est-à-dire tous les trésors qui ont survécu à l'arrivée de Napoléon.

"La Scuola Grande di San Rocco est la seule qui conserve encore toutes ses œuvres originales", commente le Chancelier Alfredo Baroncini, "et aussi la seule à avoir survécu après la loi qui a éliminé ces institutions après la chute de la Sérénissime République et l'avènement du Royaume d'Italie. C'est un exemple, toujours actif, de la magnificence de la Venise du seizième siècle et de la solidarité".

Pour plus d'informations et pour réserver des visites, veuillez consulter le site http://www.scuolagrandesanrocco.org/home/

De Bergame à Venise avec le tagiapiera, le depentor, le pennacchièr et le sonador

Venise, 22 juin 2021 - Ils ont quitté Bergame pour travailler à Venise, où, pendant des siècles, ils ont exercé leur art avec une grande habileté. Le tagiapiera (tailleur de pierre, mais aussi maçon, maître et architecte), le depentor (artiste et peintre), le pennachièr (marchand spécialisé dans les plumes d'oiseaux rares, comme les autruches) et le sonador (musicien, compositeur de musique) ont tous débarqué dans la lagune. C'est à ces personnages qu'est consacré un projet que l'Université des sciences, des lettres et des arts de Bergame présentera le mercredi 23 juin à 17h30, à l'occasion des célébrations de l'anniversaire de Venise, fondée il y a 1600 ans. Le projet s'intitule "Tagiapiera, depentor, pennacchièr e sonador. Il Bergamasco e Venezia (1428-1797)" et comprendra, d'octobre à avril de l'année prochaine, 37 conférences (en mode webinaire) par des chercheurs aussi appartenant à l'Université que provenant d'universités italiennes et étrangères. Le but c’est de retracer le rôle de Venise en tant que Stato da tera (domaine continentale), et d’apprendre combien Bergame a donné à la Sérénissime. Deux cartes interactives seront également créées : une carte pour Venise, sur laquelle seront marquées les traces de la présence bergamasque dans la ville lagunaire (calli, campi, corti et salizade qui témoignent de la présence de familles bergamasques, de professions et de métiers). Et une autre avec des itinéraires de souvenirs vénitiens à Bergame : les murs, les portes de la ville, le Palazzo del Podestà, le Palazzo del Capitano, la foire, le lazzaretto, etc.

Tomaso Garzoni, dans La Piazza universale di tutte le professioni del mondo et nobili et ignobili a écrit que les Bergamasques n'étaient que des porteurs "simples, lâches mais de bonne nature [...] nés dans les montagnes, où ils sortent du bac comme les oiseaux sortent de la cage, et envoyés hors de la vallée pour l’intérêt du monde entier, qui les utilise comme des ânes", lourds et grossiers dans leur langage, babbioni et turlurù dans leurs manières, mais forts, infatigables et astucieux pour économiser de l'argent.

Les conférences visent plutôt à dresser un profil différent de ce grand nombre de migrants qui se sont installés à Venise pendant les longs siècles de domination. Parmi ces migrants, on trouve des personnages célèbres, qui ont laissé une trace indélébile dans l'histoire de la ville : il y a l'architecte-artisan Mauro Codussi, né à Lenna et qui choisissait les meilleurs maçons et tailleurs de pierre du son village pour les amener dans la lagune ; mais il y a aussi le depentor Jacopo Palma il Vecchio, né à Serina, et le compositeur Tomaso Albinoni, originaire de Castione della Presolana.

L’opinion des historiens est unanime : la cause première de la migration, qu'elle soit temporaire ou permanente, était la pauvreté, mais elle s'accompagnait d'un esprit de sacrifice et d'un désir d'affirmation, soulignant ainsi que la migration bergamasque était une migration réussie, animée par une capacité d'adaptation et capable de saisir toutes les opportunités.

De ces migrants qui ont formé à Venise une communauté cohésive, productive, créative et entreprenante dans de nombreux domaines de l'économie et de la culture, un peu crainte et souvent enviée, l'Université veut raconter l'histoire, depuis la lointaine année 1428 jusqu'à la révolution bergamasque du 1797, une année terrible pour la Sérénissime.

Plus d'informations : www.ateneobergamo.it